Publié le 12 Octobre 2020

Considérations sur le Front Patriotique

Comme promis à la fin de la contribution précédente (1), voici le complément. Il s’agit de considérations banales élémentaires, mais utiles à rappeler et discuter. La méthode d’examen consiste à s’efforcer de poser correctement un problème, afin d’en trouver ou d’entrevoir la solution adéquate.

L’histoire des peuples enseigne : quand une nation est menacée par une agression étrangère, les forces sociales internes sont contraintes de constituer une alliance entre elles pour dissuader sinon affronter ensemble leur ennemi commun.

Toute nation est constituée de forces sociales antagonistes ; elles se manifestent dans des domaines particuliers.

 

Domaine économique.

 

Les principales forces sociales sont composées, d’une part, d’une minorité de propriétaires, privés ou étatiques, de moyens de production, et, d’autre part, d’une majorité de travailleurs. Les premiers exploitent les seconds afin d’en tirer le maximum de profit économique, tandis que les seconds vendent leur force de travail, physique et intellectuelle, aux premiers en cherchant à obtenir le prix le meilleur, afin d’assurer leurs conditions matérielles d’existence. Cet antagonisme est, par conséquent, source de conflits sociaux.

La minorité de détenteurs, privés ou étatiques, de moyens de production forment deux catégories.

La première est consciente qu’une intervention étrangère la privera de la possession de ses moyens de production pour les attribuer à des propriétaires qui financeront l’intervention étrangère, principalement des multinationales. Par conséquent, cette minorité de capitalistes nationaux, privés ou étatiques, est obligée de s’opposer à une intervention étrangère, donc elle est partie prenante d’un Front Patriotique national.

Par contre, les propriétaires non pas de moyens de production mais d’organisations d’import-export, donc compradores, dépendent de propriétaires, privés ou étatiques, étrangers. Ces derniers fournissent les produits que les premiers vendent sur le marché national, en tirant le maximum de profit. Cette catégorie de compradores a, donc, tout intérêt à jouer le rôle de mercenaire, de harki de l’intervention étrangère. Il est donc illusoire d’en attendre un comportement patriotique national.

 

Domaine ethnique.

 

Outre à ce conflit principal dans le domaine économique, peuvent exister des conflits secondaires. En Algérie, ils se manifestent d’une part dans le domaine ethnique : l’opposition entre ce qu’on appelle Berbérophones et Arabophones, les premiers réclamant des droits que les seconds leur contestent, chacun se réclamant d’une histoire passée, contestée par l’autre.

Là, aussi, deux catégories existent.

La première est formée de Berbérophones et d’Arabophones qui, tout en défendant leurs positions réciproques, considèrent néanmoins qu’ils vivent dans une nation qui leur appartient à tous, donc ils veulent régler leurs conflits entre citoyens de cette même nation. Par conséquent, ils s’opposent à toute intervention étrangère, d’où qu’elle vienne.

Par contre, une seconde catégorie de Berbérophones et d’Arabophones estiment de leurs intérêts de se mettre au service d’oligarchies étrangères, dans le but de profiter de leur agression contre l’Algérie pour constituer une nouvelle caste dominant et exploitant l’Algérie. Les mentors étrangers respectifs de ces Berbérophones et Arabophones sont connus.

 

Domaine spirituel.

 

Dans ce cas, l’opposition se manifeste entre partisans d’un État théocratique et partisans d’un État laïque.

Là, encore, deux catégories existent.

La première considère que les conflits entre les deux tendances doit trouver des solutions uniquement internes, donc s’opposent à toute agression étrangère. Cette catégorie est, par conséquent, patriotique.

On objecterait : « Toute théocratie est anti-patriotique ! »… Des exemples infirment cette assertion : le Hezbollah libanais et la théocratie iranienne sont anti-néo-coloniaux, donc patriotiques.

À l’opposé, considérons l’affirmation : « Tout partisan de la laïcité est patriotique ! »… Des exemples infirment cette assertion : les oligarchies néo-coloniales se réclament toutes de la laïcité, pourtant elles agressent toute nation où elles visent à s’emparer de leurs ressources premières et de leurs territoires pour y installeur des bases militaires.

En outre, des Algériens se réclament de la laïcité tout en assumant le rôle de mercenaires, de harkis d’oligarchies néo-coloniales étrangères. L’exemple le plus connu est l’auteur des articles, rétribués, dans « Le Point » français, le « New York Times » et le « Washington Post », organes connus comme émanations d’oligarchies néo-coloniales (2).

 

Le dénominateur commun.

 

Les considérations précédentes permettent de savoir quelles sont les forces sociales qui, bien qu’opposées par leurs intérêts spécifiques, ont cependant l’intérêt commun à créer une alliance pour s’opposer à toute agression néo-coloniale contre la nation algérienne. Ces forces sont les suivantes : 1) les capitalistes nationaux, privés ou étatiques, 2) les travailleurs, bien entendu, 3) les Berbérophones et Arabophones patriotes, 4) les théocrates et laïques patriotes.

Certes, chaque catégorie défend ses intérêts spécifiques ; toutefois, dans le même temps, elle défend l’intérêt commun (3). Il est principal pour dissuader ou affronter une agression étrangère, par nature néo-coloniale.

Leurs adversaires anti-patriotiques sont déjà, - soulignons le « déjà » - constitués en alliance. Voici les composantes : des oligarchies néo-coloniales étrangères et leurs agents-harkis internes : la bourgeoisie et petite-bourgeoisie compradore, les Berbérophones pro-colonialisme israélien, les Arabophones pro-oligarchies turques ou moyen-orientales.

C’est dire combien, à présent que les menaces néo-coloniales contre l’Algérie deviennent de plus en plus évidentes, et leur alliance consolidée, - soulignons « consolidée » -, les composantes patriotiques doivent chacune prendre conscience de faire attention au contenu de leurs polémiques. Elles doivent éviter le piège de tout projet envahisseur : diviser pour dominer. Par conséquent, ces polémiques doivent être subordonnées à la nécessité de constituer une alliance commune.

Hélas ! On constate que trop de personnes et personnalités, se considérant intelligents en matière politique et sociale, et désirant de bonne foi la démocratie en Algérie, se plaisent à des polémiques qui ne font qu’augmenter les divisions au sein du peuple algérien, et, donc, favoriser une agression étrangère. Ces personnes et personnalités devraient manifester moins de « fierté », en pratiquant l’humble sagesse d’apprendre avant de prétendre enseigner, donc étudier comme il se doit les mouvements sociaux, les révolutions populaires et les agressions étrangères.

L’existence d’une alliance sous forme de Front ne signifie pas le renoncement par les forces en présence de la défense de leurs intérêts spécifiques, mais de considérer ces derniers comme secondaires par rapport à l’intérêt principal : le droit absolu et intangible du peuple algérien à disposer de lui-même pour la solution de ses problèmes, droit contenu dans la Charte des Nations Unies.

Conclure que cette stratégie d’alliance, dans l’Algérie actuelle, « fait le jeu du pouvoir en place » prouve soit l’ignorance des conditions de confrontation entre une nation menacée et l’armée étrangère qui vise à l’agresser, soit une manipulation pour empêcher la constitution de cette alliance patriotique. En outre, rappelons un fait incontestable : malgré tous les reproches légitimes à faire aux autorités étatiques actuelles, elles résistent aux diverses oligarchies néo-coloniales, d’où les menaces qui pèsent sur l’Algérie.

 

Résultat.

 

Il est impossible de savoir qui tirera le plus de profit d’une alliance patriotique. L’observation empirique montre que ce sera la partie qui aura deux caractéristiques : la meilleure organisation et l’hégémonie idéologique sur le peuple. Exemples. À Cuba, l’alliance patriotique contre la marionnette de l’impérialisme états-unien, Battista, et au Viet Nam la constitution du Front National de Libération, contre la marionnette du même impérialisme, Diem, se conclurent par la victoire de la partie marxiste sur la bourgeoise nationale. Par contre, en Iran, l’alliance patriotique qui renversa la marionnette de l’impérialisme, le Shah, déboucha sur la victoire de la partie théocratique au détriment de celle laïque.

En Algérie, le Front de Libération Nationale vit, à l’indépendance, la victoire de la composante ambitieuse de pouvoir et d’enrichissement. Elle édifia un capitalisme d’État maquillé en « socialisme » ; sa « spécificité » était constituée par une idéologie ethniquement arabe moyen-orientale et idéologiquement cléricale ; cette dernière était puisée non pas dans la tradition musulmane ouverte aux sciences et socialement tolérante (Ibn Rouchd), mais dans la tendance obscurantiste et totalitaire (Al Ghazali).

Ces exemples, issus de nations différentes, montrent ceci : chaque composante d’une alliance patriotique s’active parallèlement pour conquérir à son profit l’hégémonie au sein de l’alliance. C’est une réalité dont il faut tenir compte. Elle prouve la difficulté et la complexité du fonctionnement d’un Front Patriotique, sans en atténuer l’indispensable nécessité, ni garantir quel en sera le résultat, une fois la menace ou l’agression étrangère éliminée.

 

Mieux prévenir que guérir.

 

Attendre le déclenchement d’une agression étrangère pour constituer un Front commun serait manquer de prévoyante sagesse. La meilleure garantie pour dissuader l’ennemi étranger d’entreprendre son agression est la constitution la plus rapide d’un Front commun patriotique. Dans toute menace d’agression, le temps est un facteur déterminant, donc la rapidité de la décision à prendre. D’autant plus, rappelons-le, que l’adversaire néo-colonial et ses harkis disposent déjà de leur alliance.

En agissant avec prévoyante sagesse, le peuple algérien et ses dirigeants authentiques ne garantiront pas seulement l’indépendance nationale, mais donneront l’exemple aux autres peuples, à commencer par les plus proches géographiquement. Là serait la légitime fierté du peuple algérien, outre à celle d’avoir mis fin à l’infâme et criminel colonialisme. L’autre fierté est celle d’être solidaire de tout peuple menacé ou agressé par l’infâme et criminel néo-colonialisme, quelque soit sa forme, à commencer par le peuple palestinien.

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(1) http://kadour-naimi.over-blog.com/2020/10/distinguer-entre-adversaire-principal-et-secondaire.html

(2) Voir « Pourquoi le NYT s’est payé un néo-harkisme ? » et « Dans le « Washington Post », le néo-harkisme algérien », in « Contre l’idéologie harkie - Pour une culture libre et solidaire », librement disponible in http://www.kadour-naimi.com/f_sociologie_ecrits_ideologie_harkie.html

(3) Une prochaine contribution examinera une autre forme, complémentaire, d’intérêt commun.

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Publié sur

Algérie Patriotique (11 octobre 2020)

La Tribune Diplomatique Internationale

(11 octobre 2020)

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Rédigé par Kadour Naimi

Publié dans #AUTOGESTION, #EDUCATION-CULTURE, #PEUPLE-DEMOCRATIE

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Publié le 7 Octobre 2020

Distinguer entre adversaire principal et secondaire
Distinguer entre adversaire principal et secondaire

Pour contribuer au débat pour la sauvegarde de l’Algérie et de son peuple contre les périls qui les menacent, voici quelques réflexions de citoyen.

L’action sociale, en particulier politique, est, partout et toujours, un art, une technique, une méthode, notamment à l’heure du danger éminent. Constater que l’Algérie et son peuple sont actuellement dans une telle situation ne signifie pas automatiquement brandir la « main étrangère » pour détourner des problèmes intérieurs de la nation. Ces derniers existent ; quant à la menace extérieure, pour s’en persuader, il suffit de consulter la carte géographique algérienne avec les bases militaires ou d’organisations étrangères qui l’entourent.

 

Compromis et compromission.

 

Pour qui l’ignore, le compromis consiste à établir une alliance avec un adversaire, nécessitée par les circonstances, afin d’affronter en front commun l’agression ou la menace d’agression d’un ennemi dangereux.

Dans le cas algérien actuel, il s’agirait d’établir un compromis entre la partie qui veut un système social réellement démocratique en Algérie, et la partie qui veut perpétuer le système anti-démocratique, existant depuis l’indépendance, aggravé durant le règne de la mafia du Président déchu. Cette alliance serait destinée à établir un front commun contre un adversaire étranger qui, profitant de problèmes internes, se proposerait d’agresser militairement l’Algérie, quelque soit le prétexte. Désormais, on sait qu’il consiste à promettre d’« établir la démocratie », les « droits de l’homme », les « droits de la femme », etc., prétextes éculés, toujours employés par les agresseurs étrangers.

Ce genre de compromis se base sur un principe : les problèmes algériens doivent être résolus uniquement par des Algériens, sans aucune intervention étrangère, encore moins une agression militaire.

La compromission, elle, établit également une alliance, mais celle-ci est entre une partie nationale et une autre étrangère, en sachant que cette dernière est celle qui tirera le maximum de profit de ce genre d’alliance. Elle disposera des ressources naturelles et du territoire de la nation « aidée ». Les exemples sont multiples, de l’Arabie des Saoud au Vietnam de Diem, de la Yougoslavie à la Libye.

En Algérie, pas besoin d’être bardé de diplômes universitaires d’ « expert » pour savoir comment s’accomplirait ce genre de compromission. Dans une vidéo, Larbi Zitout, représentant de Rachad, a clairement justifié l’intervention des armées néo-coloniales franco-anglaises contre la Libye ; on constate qui en profite. Le représentant du MAK, Ferhat Mehenni, a déclaré ses sympathies pour le régime colonial israélien ; on sait comment ce dernier écrase le peuple palestinien et soutient les dictatures moyen-orientales ainsi que marocaine, sans oublier celles latino-américaines (1). Enfin, des organisations, censées être combattues comme « terrorisme international » par les oligarchies néo-coloniales turques, moyen-orientales et de l’Otan, sont financées et soutenues par ces mêmes oligarchies.

 

Les harkis néo-coloniaux.

 

Par conséquent, où sont les garanties concrètes, assurant que l’organisation Rachad et le MAK agissent pour une authentique démocratie en Algérie, au bénéfice exclusif du peuple, et non pas d’oligarchies étrangères néo-coloniales ? Et peut-on s’illusionner que ces dernières laisseraient les gens de Rachad ou du MAK agir uniquement au bénéfice du peuple algérien, en s’opposant aux visées des oligarchies néo-coloniales ?… L’observation empirique et objective des faits répondent clairement à ces deux questions. Une puissance coloniale ou néo-coloniale existe pour réaliser ses objectifs, et, par conséquent, n’a besoin que de harkis, de mercenaires pour les réaliser. Prétendre le contraire ne peut venir que d’un ignorant ou d’un mercenaire.

Dès lors, comment expliquer le comportement d’un Larbi Zitout et d’un Ferhat Mehenni, ainsi que de leurs soutiens ?… Voici une hypothèse d’explication. Ces gens sont aveuglés par leurs ambitions personnelles, aspirant à un pouvoir en Algérie, qui leur permettrait de s’ériger en nouvelle caste, qui dictera ses volontés au peuple algérien, selon la volonté d’intérêts d’oligarchies néo-coloniales. Cette cécité empêchent les gens de Rachad et du MAK de comprendre, malgré l’existence de faits historiques incontestables, qu’ils sont dans l’absolue incapacité de peser sur la gestion de l’Algérie au cas d’une agression militaire étrangère contre le pays. Ils ne seraient rien d’autre que des marionnettes au service de l’occupant militaire étranger.

Par conséquent, on ne peut avoir, objectivement, aucune illusion sur les adeptes d’une compromission pour les convaincre d’être dans l’erreur, de constituer les dindons de la farce, les harkis des occupants militaires étrangers en Algérie.

Rappelons un fait. Durant la guerre de libération nationale, déjà, les dirigeants colonialistes israéliens voulaient convaincre les dirigeants colonialistes français de réserver une partie du territoire algérien à la population juive d’Algérie. À présent, des dirigeants semblables se voient offerte l’alliance du MAK pour établir une « république kabyle » en Algérie. Ces mêmes colonialistes israéliens ne devraient-ils pas commencer par consentir la création d’une république palestinienne démocratique ?

Autre fait. Le dirigeant de Rachad, Larbi Zitout, déclara son soutien lors de l’intervention des armées néo-coloniales franco-anglaises contre la Libye. Par la suite, l’a-t-on entendu condamner les méfaits de cette agression étrangère, désormais évidents en Libye ? Et l’a-t-on entendu condamner l’intervention turque actuelle dans le même pays?

 

Démocratie mais laquelle ?

 

Le mot « démocratie » est utilisé selon l’objectif de la personne ou de la force sociale qui emploie ce terme.

Sans faire l’histoire de l’usage de la démocratie (2), rappelons sa genèse. Dans la ville d’Athènes où la démocratie apparut pour la première fois sur la planète, ses inventeurs étaient les membres d’une oligarchie aristocratique. Ils constituaient une minorité de privilégiés qui décidaient de la gestion de la cité, à l’exclusion et au détriment des femmes et des esclaves, qui constituaient ensemble la majorité absolue de la population citadine.

La démocratie « libérale » parlementaire est une adaptation de la démocratie aristocratique pour la mettre au service de l’oligarchie capitaliste. La démocratie soit disant « populaire » des pays ex- « socialistes » adapta le terme « démocratie » au bénéfice des castes étatiques exploitant et dominant les peuples, d’où leur lamentable faillite.

Enfin, la « démocratie » promise actuellement par les oligarchies capitalistes néo-coloniales, et leurs soutiens indigènes, aux nations agressées, nous constatons sa caractéristique partout dans le monde, depuis la création de l’État d’Israël et depuis l’agression impérialiste états-unienne contre la Corée, jusqu’à aujourd’hui

 

Démocratie et front commun.

 

Les considérations précédentes permettent, espérons-le, de comprendre le compromis qui s’impose aux démocrates algériens. Entendons par là les authentiques démocrates, c’est-à-dire ceux qui visent à l’établissement d’un système social réellement exercé par et pour le peuple, à travers ses représentants légitimes, choisis de manière vraiment libre et consciente.

Ce compromis consiste d’une part à agir pour l’établissement de cette démocratie authentique, et, d’autre part, à faire front commun avec les dirigeants étatiques qui s’opposent à une agression militaire contre l’Algérie, donc son peuple.

Par conséquent, il faut veiller avec la plus extrême attention à ne pas tomber, par ignorance ou mégarde, dans le jeu des ennemis du peuple algérien : les forces néo-coloniales étrangères et la mouvance indigène qui en est le harki, que cette mouvance soit en dehors ou au sein même des institutions étatiques. Ces adversaires du peuple algérien disposent déjà de leur front commun.

C’est dire, pour les partisans de la démocratie authentique en Algérie, la nécessité vitale de constituer leur propre front commun. L’entreprise est difficile et complexe, mais elle s’impose le plus rapidement possible. Elle doit tenir compte des éléments authentiquement patriotiques qui existent au sein même des institutions étatiques.

À la lumière de ces considérations, une prochaine contribution examinera le dénominateur commun pour la constitution d’un front patriotique anti-néo-colonial.

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(1) https://reseauinternational.net/lhistoire-oubliee-de-lalliance-entre-israel-et-les-dictatures-latino-americaines/

(2) Voir « 4. Démocratie ou la lutte des citoyens pour le contrôle de l’État » in « La guerre, pourquoi ? La paix, comment ?... », librement disponible in http://www.kadour-naimi.com/f_sociologie_ecrits_guerre_paix.html

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Rédigé par Kadour Naimi

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