Publié le 30 Octobre 2018

« La France prépare une deuxième guerre d’Algérie ? »

C’est le commentaire d’un lecteur concernant une contribution à peine publiée (1). Comme quoi, il ne faut pas être « expert » en géo-stratégie pour comprendre la réalité : il suffit de raisonner de manière logique, sans préjugés, en ayant en vue les seuls intérêts du peuple.

 

Des faits concrets à méditer

Proposons donc aux lecteurs-trices les faits suivants, les invitant à réfléchir de manière personnelle.

1. Une contribution, intitulée « Les harkis et l’Algérie : aucune conciliation envisageable ? » (2), est parue un jour après celle titrée « Pour en finir avec les harkis de la France coloniale ». Coïncidence ?… Dans le texte parlant de « conciliation », il semble que l’auteure n’a pas lu la seconde contribution, ou l’a estimée sans intérêt. Pourtant, cette dernière envisageait non pas une « conciliation », mais une considération concernant les harkis : qu’ils reconnaissant publiquement leurs crimes et s’en repentent auprès des familles de leurs victimes. Or, voilà que l’auteure parlant de « conciliation » présente aux lecteurs les mêmes « arguments » déjà répétés par d’autres, désormais éculés : en substance, les harkis auraient été en majorité uniquement de pauvres bougres, économiquement démunis et culturellement dépourvus, trompés ou contraints par les autorités coloniales à devenir les bourreaux de leur peuple. Soit !… Il reste, alors, à répondre à deux questions. La première : si c’était ainsi, qu’attendent encore ces harkis pour le déclarer publiquement, et, encore une fois, exprimer un sincère repentir ? Seconde question : comment expliquer que d’autres « pauvres bougres », se trouvant dans les mêmes conditions économiques et culturelles, ont, eux, opté pour le contraire : combattre avec leur peuple, au risque de la torture et de l’assassinat par l’armée coloniale ?

2. Le problème des harkis a connu ultérieurement une mise en avant médiatique de la part, soulignons-le, des autorités françaises actuelles, sinon des organes de (dés)information de masse que les membres de l’oligarchie contrôlent. Pourtant l’État algérien, à ma connaissance, avait clairement déclaré, depuis longtemps, que la question des harkis n’était qu’un problème franco-français.

3. J’ai lu, sans malheureusement prendre note du lien de l’information de presse, que parmi les terroristes djihadistes, se trouvaient un nombre consistant d’… enfants de harkis. Or, seuls les ignorants et les naïfs ignorent que les djihadistes sont la créature directe des services secrets britannique (M16) et états-uniens (CIA). Version néo-coloniale du harkisme de la période coloniale française en Algérie. Écartons un éventuel malentendu. Cette observation ne vise à culpabiliser en aucune manière les enfants de harkis, mais simplement à fournir un fait objectif sur lequel méditer et chercher quelle conclusion logique en tirer.

4. Quelques rappels historiques. Au Liban, en Irak, en Yougoslavie, en Albanie, en Syrie, les troubles sociaux ont toujours commencé par l’apparition de clivages d’ordre religieux (Chrétiens contre Musulmans, Sunnites contre Chiites, Serbes chrétiens contre Croates musulmans) ou ethniques (Druzes contre Arabes, Arabes contre Kurdes, Serbes contre Croates, etc.) Là, aussi, seuls les ignorants et les naïfs ignorent que les minorités ethniques ou religieuses étaient manipulées, toutes, sans exception par les mêmes M16 ou/et CIA.

5. Algérie, domaine religieux. Tout le monde constate l’action de la minorité de salafistes contre la majorité des Algériens, jugés par les premiers comme « mécréants ». Or, ces salafistes sont formés et financés par l’oligarchie saoudienne ou/et quatarie. Et celles-ci sont l’organisation étatique harkie de l’oligarchie états-unienne, puis devenues les « amies » de l’oligarchie sioniste israélienne.

6. Encore Algérie, cette fois-ci dans le domaine ethnique. En Kabylie sont nées et se manifestent des expressions de sympathie et de soutien pour le... sionisme, accompagné de mépris pour les Palestiniens, accusés d’ « Arabes bédouins », en rappelant avec insistance qu’un mufti palestinien des années 1940 fut un sympathisant nazi. Ajoutons que le leader d’un petit parti de Kabylie, le MAK, s’est rendu en Israël, non pas pour rendre visite aux Palestiniens, mais aux représentants de l’État colonial sioniste.

7. Autre rappel historique. Suite aux accords de « paix » entre les États israélien et égyptien, s’était constitué ce qu’on appela le « front du refus » contre cette abdication au détriment de la lutte de libération nationale du peuple palestinien. Faisaient partie de ce front l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Algérie… Que s’est-il passé ensuite ?… Les deux premiers États ont été éliminés, leurs chefs assassinés, leur pays occupé, leurs ressources naturelles accaparées. Par qui ?… Par les oligarchies gérant les nations suivantes : États-Unis, Angleterre, France. Autrement dit, une oligarchie impérialiste et deux oligarchies ex-coloniales, à prétention néo-coloniale. Conclusion : du front du refus le troisième pays, la Syrie, à la surprise des trois oligarchies mentionnées, résiste, avec l’aide, certes, de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Et reste le quatrième et dernier pays qui n’a pas encore été ouvertement agressé par les trois oligarchies évoquées : l’Algérie, ya khouya !

8. Autre rappel historique. Durant la « décennie sanglante », l’armée algérienne avait demandé le concours des services satellitaires des États-Unis pour contrôler les mouvements des groupes terroristes algériens. No ! fut la réponse du gouvernement des États-Unis. Quant au gouvernement britannique, il constituait la base de propagande, de préparation et de repli pour les terroristes algériens. Et le gouvernement français ne brilla pas par une collaboration avec l’effort de guerre algérien contre le terrorisme intérieur.

9. Le gouvernement des États-Unis, après le refus de collaboration signalé ci-dessus, dernièrement demanda à l’État algérien, sous prétexte de lutter contre le… terrorisme, de l’autoriser à établir une base militaire et de surveillance à Tamanrasset. Les responsables étatiques algériens refusèrent. La base états-unienne fut construite dans le nord du Niger, à environ trois cents kilomètres de la frontière algérienne méridionale. Et la surface couverte par le dispositif de surveillance états-unien englobe une partie consistante du sud algérien.

10. Les autorités françaises ont tout fait pour impliquer l’armée algérienne dans son action au sud du Sahara, sous prétexte, là encore, de combattre le « terrorisme ». Cependant, les responsables algériens ne sont pas tombés dans le piège de consentir à l’armée algérienne de jouer les supplétifs (harka) de l’armée française d’occupation.

11. Le mouvement migratoire provenant d’Afrique sub-saharienne va en masse en Algérie, mais, relativement, très peu au Maroc et en Tunisie. Pure coïncidence ?

Des questions et des faits

À présent, quelques questions que soulèvent certains faits.

1. Les autorités françaises déclarent lutter contre le terrorisme au sud de l’Algérie. Comment, dès lors, expliquer leur soutien matériel et militaire direct aux terroristes présents en Syrie, présentés par la propagande de l’oligarchie française en « rebelles contre le régime dictatorial de Bachar Al Assad » ? (3)… Devant la victoire de l’armée syrienne contre ces terroristes, comment expliquer les ultimes agressions d’avions et de navires militaires français contre des objectifs syriens ?

2. Les autorités états-uniennes déclarent lutter contre le terrorisme partout dans le monde. Or, seuls les naïfs et les ignorants ne savent pas que les vrais maîtres, formateurs, organisateurs et soutiens des terroristes se réclamant de l’Islam sont la CIA et l’armée états-unienne. Dès lors, peut-on croire que la base militaire états-unienne nigérienne, au sud de l’Algérie, sert réellement à lutter contre le terrorisme ?

3. Certains évoquent la réouverture de la frontière avec le Maroc, en prétexant des motifs de profitable commerce et d’ « humanitaire » conjonction de familles. Ne serait-ce pas, en réalité, pour déverser sur le peuple algérien des tonnes de cocaïne ?… Rappel historique : les autorités coloniales anglaises avaient établi le criminel commerce de l’opium, avec lequel elles avaient neutralisé une partie consistante du peuple chinois.

4. Chaque jour, les journaux algériens relatent les traitements que des représentants de l’autorité française font subir à des citoyens algériens, tant au service des visas d’Alger, qu’en France. Et le regretté Rachid Taha a laissé un testament où il décrit comment les moyens de (dés)information, gérés par l’oligarchie française, présente tout ce qui est « arabe », autrement dit algérien (4).

Nous voici revenu au premier point exposé dans ce texte : les harkis de la France colonial.

Nous avons déjà signalé le langage employé par les personnes qui veulent leur reconnaissance et leur réhabilitation, telle la contribution parlant de « conciliation ». Lisez avec attention le texte. N’est-ce pas le vocabulaire habituel « humanitaire » de la propagande états-unienne, française et anglaise ?… À l’auteure du tette sur la « conciliation », disons ce qu’affirme un principe universel de justice, depuis que l’espèce humaine raisonne. Un criminel reste un criminel ; tout au plus, s’il reconnaît publiquement son méfait, il peut être l’objet d’une certaine considération. Mais s’il garde le silence sur son acte, alors, il aggrave son crime par son mutisme. Dès lors, madame l’auteure du texte sur la « conciliation », si vous n’aviez pas ignoré le texte qui a précédé le vôtre, vous auriez pu, peut-être, écrire une contribution plus intéressante. Votre plaidoyer aurait été plus à tenir en considération si vous aviez appelé les harkis, que vous défendez, à commencer par reconnaître publiquement leurs méfaits, à demander pardon aux familles de leurs victimes. Mais votre texte laisse croire que ces dernières font partie de « dommages collatéraux » (pour parler le langage des néo-colonialistes) dont il n’y a pas à tenir compte.

Et voici la « mère » des questions, pour employer une fameuse expression. En Algérie, après l’apparition de la minorité religieuse salafiste, puis de la minorité de Kabyles pro-sionistes, est-ce que ces harkis que certains veulent faire revenir en Algérie ne seraient pas, en réalité, une troisième colonne, encore une fois au service du néo-colonialisme français ?… La contribution précédente s’intitulait « Pour en finir » avec les harkis ; celle-ci pourrait avoir comme titre : « Pour recommencer » avec les harkis. Dans un commentaire de la contribution précédente, un lecteur nommé « Dupard » me sollicite pour fournir des preuves de dirigeants français demandant à l’État algérien la reconnaissance et la réhabilitation des harkis. Les actes de ces dirigeants français parlent mieux que leurs paroles : à savoir leur insistance à remettre sur le tapis des discussions, avec les responsables de l’État algérien, l’éventuel retour en Algérie des harkis, et même, de recouvrir certains de « leurs » biens. N’est-on pas dans le cas formulé par le dicton populaire français : vouloir le beurre, l’argent du beurre et même plus encore de la fermière ? Et les dirigeants français prennent-ils ceux de l'Algérie pour de vulgaires Mobutu ?

 

La « démocratie » de la rapine guerrière

Retournons au titre de cette contribution : « La France nous prépare une deuxième guerre d’Algérie ou quoi ? » Répondons à cette question par d’autres. 1) Une oligarchie, en l’occurrence française, telle qu’elle existe depuis toujours, peut-elle se résoudre d’avoir « perdu » l’Algérie et ses richesses, et donc devenir une puissance économique tout-à-fait secondaire, perdant ainsi sa « Grandeur » oligarchique ? 2) Si tel était le cas, pourquoi son armée a agressé la Libye, puis, à présent, agresse la Syrie ?… Rappel : ce dernier pays faisait partie de son « empire » colonial, sous forme de « protectorat ».

Autre fait. Il est toujours utile de connaître le parcours professionnel et politique d’un Président d’une nation. Veuillez prendre connaissance de celui, convenablement documenté, du président actuel de la France, Emmanuel Macron (5). C’est un « pur » jus de l’oligarchie financière française, et, pour corser le « jus », il est en liaison de dépendance avec l’oligarchie états-unienne. Nous sommes aux antipodes des présidents De Gaulle ou Jacques Chirac. Après avoir pris connaissance, donc, du profil politique d’Emmanuel Macron, pourrait-on se permettre de croire qu’il ne veut que du bien au peuple algérien, qu’il désire sincèrement l’aider à se développer éconmiquement, à se doter de son indépendance économique après celle politique ?… Est-ce ainsi que ce président « aide » le peuple syrien, avec les missiles de son armée et les forces spéciales sur le terrain, notamment auprès d’une partie des Kurdes ?

Oui, on connaît désormais le moyen propagandiste des oligarchies néo-coloniales française, anglaise et états-unienne : leurs actions militaires ne consistent qu’à rendre la « démocratie » aux peuples. Rappelons-nous le meilleur exemple de ce comportement. Voici le message du Président Bush au peuple irakien, concernant l’opération « Iraqi Freedom » (Liberté pour les Irakiens), 10 avril 2003 :

« Les objectifs de notre coalition sont clairs et limités. Nous mettrons fin au brutal régime, dont les agressions et armes de destruction massive sont l'unique menace pour le monde. Les forces de la Coalition aideront à maintenir la loi et l'ordre, de manière à ce que les Irakiens puissent vivre en sécurité. Nous respecterons vos grandes traditions religieuses, dont les principes d'égalité et de compassion sont essentiels au futur de l'Irak. (...)

« Les États-Unis et la coalition de partenaires respectent le peuple de l'Irak. Nous prenons des mesures pour épargner les vies des citoyens irakiens innocents, et nous commençons à fournir de la nourriture, de l'eau et des médicaments à qui en a besoin. Notre seul ennemi est le brutal régime de Saddam – et ce régime est aussi votre ennemi 1. » (6)

Certes, et beaucoup de fois hélas ! les dirigeants de l’Algérie ne se distinguent pas par le respect suffisant des droits démocratiques des citoyens. Mais ce fait n’autorise ni ne justifie des dirigeants néo-colonialistes étrangers à jouer cette carte de la démocratie, comme ils l’ont toujours fait, partout, pour tromper les peuples, tant celui du pays agresseur que de celui agressé. Non et un million de fois non, mesdames-messieurs de l’oligarchie, ainsi que vous tous et toutes qui tenaient leur langage, masqué d’ « humanitarisme » de circonstance ! Vous n’avez aucun droit de vous immiscer dans les affaires internes des peuples. Ajoutons ce fait aggravant : chaque fois que vous l’avez fait, toujours et partout, ce fut pour le malheur de ces peuples et pour le bonheur de vos actionnaires. Encore aujourd’hui, nous le constatons : en Afghanistan, en Palestine, en Ukraine, en Syrie.

 

Deux erreurs à éviter

Revenons à la France. Deux erreurs sont asolument à éviter.

La première : confondre le peuple de France avec l’oligarchie qui le domine, moyennant un conditionnement mass-médiatique, géré par des membres de cette même oligarchie, où la « démocratie » consiste à choisir toutes les quatre ou cinq années entre des politiciens « socialistes » et des « libéraux », tous les deux étant, de manière identique, les harkis de la caste financière de France.

Pour éviter de tomber dans cette erreur, rappelons des faits historiques.

Les mêmes généraux ont réprimé les révoltes populaires en France et en Algérie colonisée. Deux exemples significatifs. Dans les années 1840, Cavaignac employa l’armée contre les révoltés algériens résistants à l’occupation coloniale, puis il fit donner la soldatesque contre les ouvriers parisiens en révolte. Dans les années 1950, Massu commanda l’armada colonialiste contre la lutte armée algérienne pour l’indépendance, puis, en 1968, il servit de recours au président De Gaulle qui abandonna l’Élisée, suite au plus grand mouvement de révolte sociale connue en France depuis la Commune de Paris de 1871.

C’est dire qu’il faut veiller absolument à ce que les peuples ne soient pas opposés, pour faire le jeu des oligarchies qui les dominent. Au contraire, il faut tout accomplir afin que les peuples (autrement dit, les dominés-exploités de toute nation) demeurent solidaires entre eux. Par conséquent, ce n’est la « France » qui veut une deuxième guerre en Algérie, mais l’oligarchie qui la domine.

Seconde erreur à éviter. Ne pas tomber dans le piège, mis en évidence lors du soit disant « printemps arabe » : que les légitimes revendications démocratiques en Algérie ne soient pas chevauchées, conditionnées, manipulées clandestinement par des services secrets néo-coloniaux, en premier lieu français, ni par leurs harkis indigènes, déclarés ou masqués. À ce sujet, notamment, apprendre à lire convenablement les contenus des réseaux sociaux, en les confrontant à des sources fiables de contre-information, disponibles sur internet. Les trouver demande du temps et des efforts. Sans oublier cette règle fondamentale : que l’esprit, la logique et la raison commandent aux émotions. Ces dernières sont le point faible des peuples, notamment les jeunes.

 

Deuxième guerre ?

Pourquoi cette deuxième guerre contre l’Algérie, demanderait-on ? Pour au moins deux motifs.

L’un est vulgairement matériel : remettre la main sur les ressources naturelles de l’Algérie, notamment le pétrole et le gaz, éléments stratégiques de base de toute domination, et, accessoirement, reprendre à faire « suer le burnous » des « indigènes ».

L’autre motif est psychique : prendre la revanche sur la défaite subite, qui a obligé à reconnaître l’indépendance de l’Algérie. Et, cela, Pour l’ « Honneur » et pour retrouver la « Grandeur » de la « France » (entendons : des membres de son oligarchie).

Ces deux motifs expliquent l’agression militaire française actuel en Syrie. Avec l’espoir d’en faire une étape pour une rebelote avec la « chère » et tellement regrettée ex « province française » d’Algérie. Car les membres de l’oligarchie française sont incapables, par nature de leur cerveau (et quelque soit son maquillage en instruction universitaire), d’accepter que de vulgaires « fellaghas », « bédouins », « arabes », « berbères », « analphabètes », « bougnouls », « bicots », « sauvages », « barbares » aient pu les chasser de leur « magnifique territoire » d’outre-Méditerranée.

Une dernière note très personnelle. Elle peut paraître banale, mais seulement à la personne qui ignorre les mystères de fonctionnement de la psyché humaine. Je me suis trouvé dernièrement à parcourir l’Algérie du nord au sud et de l’est en ouest. Une pensée soudaine a surgi dans ma tête : « Malgré tout ce qui tend à l’enlaidir, qu’il est beau, ce pays ! Avec ses montagnes, ses hauts plateaux, ses plaines, ses bords de mer, son désert ! Et son ciel bleu ! Et son soleil !… Je comprends mieux pourquoi ces êtres humains, des Français, avaient colonisé ce territoire et se sont acharnés, jusqu’aux crimes contre l’humanité, pour ne pas quitter ce morceau de paradis terrestre. »

En conclusion, oui et hélas !… Au vu des faits objectifs caractérisant le comportement des membres de l’oligarchie française, représentée par son Président, et sachant quelle est la nature psychique de toute oligarchie, notamment ex-coloniale, en particulier sa rapacité financière et la démesure de son égo dominateur, oui, ces membres d’oligarchie sont psychopathes. Pour eux, la fin justifie tous les moyens. Par conséquent, après la Libye et la Syrie, « La France [oligarchique] prépare une deuxième guerre d’Algérie ». Que personne se se laisse embobiner par les sourires du « jeune président de la France » et par les belles paroles de ses représentants diplomatiques envers les Algériens. Souvenez-vous ! Les mêmes comportements furent paradés par les représentants états-uniens avec Saddam Hussein, et français avec Mouammar Al Gueddafi. Aussi, il faut veiller à se demander si cette histoire de « conciliation » avec les harkis, présentée de manière « humanitaire », ne constitue pas, en réalité, un élément du plan machiavélique néo-colonial. Surtout quand le président français accorde la « Légion d’Honneur » à des ex-harkis. Accepterait-il que la chancellière Merkel accorde l’ « Ordre du Mérite » à des ex-collaborateurs français du régime nazi ?

Alors, préparation ou pas d’une deuxième guerre contre l’Algérie, de la part de l’oligarchie française ?… Que l’on fournisse des faits concrets qui invalident raisonnablement cette hypothèse. Nous serions beaucoup à en être heureux, pour les peuples des deux cotés de la Méditerranée.

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(1) « Pour en finir avec les harkis de la France coloniale », https://www.algeriepatriotique.com/2018/09/25/contribution-pour-en-finir-avec-les-harkis-de-la-france-coloniale/

(2)https://www.algeriepatriotique.com/2018/09/26/contribution-les-harkis-et-les-algeriens-aucune-conciliation-envisageable/

(3) Laurent Fabius, alors ministre « socialiste », eut l’outrecuidance de déclarer : « Al Nostra [branche d’Al quaïda] fait du bon boulot en Syrie ».

(4) https://www.algeriepatriotique.com/2018/09/25/le-dernier-testament-de-rachid-taha-nemigrez-pas-en-france/

(5) « Comment faire du neuf avec du vieux : De la Fondation Saint-Simon à Emmanuel Macron”,

par Thierry Meyssan, http://www.voltairenet.org/article196012.html

(6) Voir mon essai « La guerre, pourquoi ? La paix, comment ?... », le point « Shock and awe » (Frappe et terrorise) », p. 371. Gratuitement télé-déchareable ici : https://www.editionselectronslibres-edizionielettroniliberi-maddah.com/ell-francais-sociologie-oeuvres-guerre-paix.html. Que l’on me permette de recommander cet essai à toute personne qui désire réellement comprendre les motifs de la guerre, d’une manière générale, et comment obtenir une authentique paix. Certes, le contenu est volumineux, mais les problèmes évoqués le nécessitent, pour éviter les habituelles superficialités énoncées sur ces thèmes.

 

Publié sur Algérie Patriotique, en deux parties, le 30 septembre et le 01 octobre 2018.

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Rédigé par Kadour Naimi

Publié dans #PEUPLE-DEMOCRATIE

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Publié le 30 Octobre 2018

Ignorer le risque d’une agression étrangère est une erreur

La contribution sur ce thème (1) a suscité de nombreux et divers commentaires, ainsi que la formulation de quelques questions. Le tout mérite éclaircissement. Essayons. Les considérations qui suivront ne sont pas spécifiques à l’Algérie, mais à n’importe quelle nation.

 

Conflits internes et conflits externes.

Commençons par une anecdote que j’ai déjà eu l’occasion de relater. Considérons un poing d’une personne, d’une part, et, de l’autre, une tomate puis un caillou. Si le poing s’abat violemment sur la tomate, c’est elle qui éclate en mille morceaux ; si le même poing frappe brutalement un caillou, c’est le poing qui se brise. Autrement dit, comme on dit en philosophie, la contradiction interne est prioritaire à celle externe. Dit sociologiquement : les conflits sociaux internes sont d’abord à considérer par rapport aux conflits externes. Exprimé de manière plus simple : la capacité d’une puissance étrangère d’agresser, avec des chances de victoire, une autre nation, dépend du niveau de solidité de cette dernière nation. Solidité signifie que le peuple et ceux qui le gouvernement sont dans une relation de complémentarité solidaire, parce que les membres de cet État répondent convenablement aux intérêts de ce peuple. Par conséquent, plus la caste détenant le pouvoir dans une nation exerce le pouvoir au détriment du peuple, plus cette nation est faible, plus une agression étrangère a des chances d’intervenir dans cette nation pour la dominer.

On objecterait : D’accord, mais si la nation à agresser dispose d’une armée solide ?

L’histoire répond. Si cette armée possède l’arme de dissuasion actuellement décisive, à savoir l’arme nucléaire, et qu’elle est capable de l’envoyer jusqu’au territoire de l’armée étrangère qui veut l’agresser, alors la nation risquant d’être agressée dispose d’un moyen de dissuader une agression contre elle. La Corée du Nord en est l’exemple parfait. Et, à contrario, l’Iran est un autre exemple : les oligarchies impérialistes (USA, Angleterre, France) et l’oligarchie coloniale israélienne font tout pour empêcher l’Iran d’entrer en possession de l’arme nucléaire.

Il reste un autre exemple que l’on commet l’erreur d’oublier : le Viet Nam. Contre l’agression coloniale de l’oligarchie française, puis celle de l’oligarchie états-unienne, le Viet Nam ne disposait pas de l’arme nucléaire. Il avait mieux : un peuple, une armée et un État totalement soudés, solidaires, formant un seul et unique bloc. Et ce peuple, les membres de son armée et de son État étaient prêts à manger de l’herbe, à mourir jusqu’au dernier avant de se résigner à être occupés militairement. Et les dirigeants de ce peuple surent employer la méthode de guerre populaire prolongée, au point de vaincre militairement, par deux fois, successivement l’armée coloniale française, ensuite l’armée impérialiste états-unienne.

Dès lors, deux erreurs sont à éviter pour ne pas en subir les très graves conséquences.

La première consiste à ignorer ou infirmer l’hypothèse d’une éventuelle agression d’une oligarchie capitaliste impérialiste ou néo-colonialiste contre une nation dotée de ressources naturelles stratégiques, et d’un territoire, également géographiquement stratégique. C’est le cas de l’Algérie. Ignorer ou infirmer cette menace peut provenir d’une personne soit ignorante, soit naïve, soit manipulatrice (autrement dit, harki masqué, voulant détourner l’attention en ce qui concerne cette menace).

Une manière d’ignorer ou d’infirmer consiste à accuser l’auteur qui évoque cette menace d’être au service de l’État indigène. En Algérie, il s’agirait de pointer une menace étrangère imaginaire pour soutenir un cinquième mandat de l’actuel Président.

Certes, cette hypothèse n’est pas à écarter. Mais elle n’est pas la seule. Car la menace d’agression étrangère existe objectivement. La contribution précédente a fourni les éléments qui prouvent la réalité de cette menace. Par conséquent, l’existence d’une caste nationale oligarchique, coupée et vivant au détriment du peuple, n’est pas et ne doit pas être un motif suffisant pour ignorer ou infirmer une menace impérialiste/néo-colonialiste étrangère.

Ajoutons un autre fait objectif, qu’il plaise ou pas. Les dirigeants de l’État algérien, bien que d’une grave carence dans le domaine des droits démocratiques du peuple, ne sont néanmoins pas des harkis serviles des oligarchies impérialistes/néo-colonialistes. Que l’on conteste ces dirigeants, à juste titre, pour leur manque en matière de satisfaction des intérêts légitimes du peuple, ne doit pas aveugler sur des aspects positifs de leur comportement vis-à-vis des oligarchies étrangères. Les dirigeants de l’État algérien ne sont pas à confondre avec les potentats d’Arabie saoudite, du Qatar, du Maroc. Et même des dirigeants de l’État tunisien. Dans ce pays, les dirigeants ont accepté la présence de militaires états-uniens, sous prétexte de lutte contre le terrorisme. Or, la preuve est faite, désormais, que le terrorisme d’obédience dite islamiste, est la création des services secrets anglais (M16) et états-unien (CIA). Seules les personnes ignorantes des faits, qui se trouvent dans des publications de contre-information (2), et les propagandistes (très puissants et tentaculaires) impérialo-néo-colonialistes peuvent contester cette réalité.

Ce n’est pas le cas en Algérie, même si, certes, des « taupes » se trouveraient dans les hautes sphères de l’État, ou proches de lui. Donc, si l’on veut être objectif, et utile, il est indispensable de s’efforcer à établir l’analyse concrète d’une situation concrète, et d’y voir les éléments réels en présence, au-delà de nos préférences personnelles. Par conséquent, les dirigeants de l’État algérien sont, certes, anti-démocratiques, mais, également, jusqu’à un certain point, anti-impérialistes et anti-colonialistes.

Le nier, c’est nier la réalité. Ou, alors, dans le cas de la manipulation propagandiste, le manque, certes, grave de démocratie en Algérie, sert, en réalité, non pas à défendre le peuple algérien, mais à légitimer une agression impérialiste ou néo-colonialiste étrangère. La contribution précédente a fourni l’exemple : le discours de l’ex-président Bush pour justifier l’agression contre l’Irak. Voici le contre-exemple : si les oligarchies états-unienne, française et anglaise voulaient réellement combattre les dictatures pour établir la démocratie, qu’attendent-elles pour envoyer leurs armées contre l’Arabie saoudite, les Émirats Arabes, Qatar, Maroc, etc. ?… Au contraire, les oligarchies impérialo-néo-coloniales soutiennent ces dictatures, y compris militairement.

 

Face à l’éventualité de la guerre, que faire ?

Un lecteur a posé cette question. La réponse est donnée par des exemples historiques de ce qu’il ne faut pas faire, et d’autres exemples de ce qu’il faut faire.

Ce qu’il ne faut pas faire, c’est se comporter comme l’oligarchie commandée par Saddam Hussein ou par Mouammar Gheddafi. Dans les deux cas, l’oligarchie dominante était coupée du peuple, d’une part ; d’autre part, elle disposait, surtout l’Irak, d’une armée matériellement puissante. Mais celle-ci ne disposait pas de l’arme nucléaire de dissuasion, et la caste militaire était coupée du peuple. L’agression impérialiste, dans les deux cas, fut presque un jeu vidéo, où, malheureusement, la population civile fut victime de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Le principe appliqué fut : « Shock et awe » (Frappe et terrorise) (3)

Ce qu’il faut faire ?… Soit comme la Corée du Nord, posséder l’arme nucléaire en mesure de joindre le territoire de l’armée d’agression, ce qui est impossible pour l’Algérie. Soit la méthode vietnamienne.

Or, à l’heure actuelle, si l’armée algérienne déploie, certes, tous les efforts pour être capable de résister à une agression étrangère, les expériences irakiennes et libyennes enseignent que cela ne suffit pas. Il faudrait soit bénéficier d’un pacte défensif avec la Russie (4), comme la Syrie, soit s’organiser de telle manière que le peuple soit préparé à une guerre populaire prolongée. À ce sujet, un exemple particulier doit être signalé : celui des Talibans en Afghanistan. Environ une vingtaine années après l’agression et l’occupation par les armées états-unienne et ses alliés, la majorité du territoire est tenu par les Talibans. C’est là une autre forme de guerre prolongée, j’ignore à quel point populaire, en tout cas efficace face à l’occupation étrangère. Le lecteur qui penserait, à lire ces propos, qu’ils visent à défendre la conception totalitaire réactionnaire des Talibans, ce lecteur est dans l’erreur. Mon attitude consiste uniquement à comprendre les diverses manières de résister à une agression étrangère. Bien entendu, en Algérie, ce n’est pas de Talibans et de leur méthode de résistance que le peuple a besoin, mais de celle vietnamienne.

On pourrait objecter : Mais tu oublies que le peuple algérien a, lui aussi, mené une guerre de libération nationale victorieuse !… Soyons objectifs. Ce fut, évidemment, une glorieuse guerre anti-coloniale. Malheureusement, elle n’a pas su établir, après l’indépendance, l’idéal qui l’animait : « Par le peuple et pour le peuple ». Quant à celles et ceux qui ont eu l’expérience de cette guerre populaire anti-coloniale, combien en reste-t-il pour organiser une éventuelle résistance à une agression étrangère ?… Ajoutons d’autres faits.

Durant la guerre de libération anti-coloniale, les membres de la résistance furent contraints de lutter contre les partisans du M.N.A. de Messali Hadj, et contre les harkis, outre à combattre l’armée coloniale française.

Les adversaires internes du peuple algérien.

Dans l’hypothèse d’une seconde guerre de résistance anti-néo-coloniale, ces adversaires se présentent sous diverses formes.

Dans l’hypothèse d’une seconde guerre de résistance anti-néocoloniale, les adversaires de l’Algérie se présentent sous diverses formes. »

Les groupes terroristes se réclamant de l’Islam ont été, demeurent et continueront à être au service de l’Arabie saoudite ou/et du Qatar, lesquels sont les marionnettes des oligarchies états-unienne, française, anglaise et israélienne. N’oublions pas, non plus, la Turquie, dont le jeu est plus trouble. Faut-il encore une preuve, la plus éclatante, la plus convaincante, la plus concrète du fait que les groupes terroristes prétendument islamistes sont financés, organisés, soutenus et manipulés ?… Voici la preuve. Dans l’enclave d’Idlib, en Syrie, l’armée gouvernementale, aidée par des militaires russes, s’est vue contrainte de renoncer (pour le moment) à chasser de son territoire les divers groupes terroristes prétendument islamistes, parce que les oligarchies états-unienne, française et anglaise ont menacé d’agresser militairement la Syrie, en cas d’attaque, en justifiant leur agression par une prétendue attaque chimique de la part de l’armée syrienne. Et parce que la Turquie s’occupe actuellement d’évacuer les groupes terroristes sous son obédience (mais pour les envoyer où ?)

Quant au MAK (5), il jouera le rôle, d’une certaine manière, du M.N.A. de Messali Hadj. À moins que le MAK éclaire sa position sans ambiguïtés. À ce sujet, aux dirigeants de ce Parti, j’ai adressé une lettre ouverte publique afin qu’ils déclarent leurs positions, notamment concernant leurs relations avec l’oligarchie colonialiste israélienne (6). À ma connaissance, aucune réponse ne fut publiée ; ce qui contraint à croire que leurs intentions réelles ne sont pas bénéfiques ni au peuple de Kabylie, qu’ils prétendent représenter, ni au peuple d’Algérie dans son ensemble (7). En outre, le projet du chef de ce mouvement, Ferhat Mehenni, de lancer « les corps de contrainte kabyle » fut, par chance, rejeté par la majorité des associations s’activant en Kabylie, comme tentative dangereuse de division du peuple algérien, et de guerre civile ethnique, sous prétexte de défense du peuple de Kabylie contre la dictature. Oui ! Encore une fois, l’État algérien est critiquable dans ses actions envers la Kabylie, comme d’ailleurs envers l’Algérie dans son ensemble. Toutefois, cela ne justifie pas de faire alliance avec les colonialistes israéliens. Comment cela serait-il concevable quand cette oligarchie israélienne commet, depuis plus de 70 ans, des crimes contre le peuple palestinien, soutient les combattants terroristes en Syrie, a agressé le sud-Liban en 2006 (avec la complicité de milices chrétiennes, qui rappellent étrangement l’idéologie ethniciste du MAK), a soutenu le régime de l’apartheid en Afrique du Sud, a participé à l’enlèvement du leader marocain Mehdi Ben Barka, a tenté de convaincre le général De Gaulle, durant la guerre d’Algérie, de constituer une enclave européenne en Algérie (semblable à celle d’Israël au Moyen-Orient – Tiens ! Tiens ! ), cette oligarchie israélienne que même des représentants israéliens objectifs accusent de colonialisme, de racisme et d’obscurantisme religieux (8) ? Comment est-il donc possible d’établir des relations avec cette oligarchie colonialiste israélienne, si l’on désire réellement le bonheur du peuple de Kabylie ? Je dis Kabylie, car, Ferhat Mehenni se reconnaît uniquement comme kabyle, en excluant l’algérianité (9).

Le troisième adversaire interne est ce que j’ai défini comme « harkis version néo-coloniale ». L’exposé se trouve dans une série de contributions précédentes sur l’idéologie harkie, publiées sur Algérie Patriotique (10). Il m’a semblé utile d’attirer l’attention sur ces harkis, non seulement du passé colonial, mais du présent néo-colonial, dans les domaines militaire, économique et culturel, notamment le roman et le film. L’examen consistait à comprendre dans quelle mesure ces harkis de tout genre ne sont pas des « pions » dans une perspective d’agression et d’occupation néo-coloniale prochaine contre l’Algérie.

Bien entendu, ces harkis recourent à l’habituel procédé : l’État algérien est dictatorial, totalitaire et cléricalement féodal, donc il faut la démocratie et la laïcité. Soit !… Mais, ces harkis laissent croire (quand ils ne l’affirment pas ouvertement) que pour établir cette démocratie et cette laïcité, il faut avoir le concours de... l’ « Occident ».Or, nous avons largement constaté, d’une part, qui est l’« Occident » : les oligarchies états-unienne impérialiste, les oligarchies néo-coloniales française et anglaise, et l’oligarchie colonialiste israélienne. D’autre part, nous constatons leur méthode d’établir la démocratie et la laïcité dans les pays : l’agression militaire, le massacre de population civile, l’occupation du territoire, l’établissement de bases militaires et l’exploitation des ressources naturelles du pays envahi. En outre, nous remarquons que d’autres pays, où les peuples souffrent de dictature et de cléricalisme féodal, par contre, non seulement ne sont pas critiqués par les moyens de (dés)information occidentaux, mais sont soutenus militairement par les oligarchies impérialo-néo-coloniales : Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes, Maroc, etc. Dès lors, comment ne pas voir la méthode des harkis ? Dénoncer la dictature et le cléricalisme de l’État algérien, et invoquer les nobles revendications de démocratie et de laïcité, mais uniquement comme prétextes pour légitimer une néo-colonisation de l’Algérie.

Le MAK est dans la même logique : lui évoque l’ethnie kabyle et recourt à l’oligarchie israélienne, à moins de prouver concrètement et publiquement que ce n’est pas le cas.

Alors, face à l’éventualité d’une guerre d’agression contre l’Algérie, que faire ?… Voici mon opinion de simple citoyen.

 

Importance fondamentale du peuple

Je l’ai déjà dit : l’Algérie ne dispose pas de l’arme nucléaire de dissuasion. Elle pourrait bénéficier du soutien de la Russie et de la Chine. Mais son principal atout demeure le peuple organisé de manière à affronter une telle éventualité, sous forme de guerre populaire prolongée, en complémentarité avec l’armée professionnelle. Compter sur le peuple signifie le conscientiser, l’organiser ; afin d’y parvenir, il faut que les dirigeants étatiques créent avec lui des relations bénéfiques, de manière que le peuple reconnaisse ses dirigeants comme représentant réellement ses intérêts.

Cependant, les dirigeants de l’État algérien, quel qu’ils soient, actuels ou futurs, accepteraient-il cette option ?… Tout est là : le problème, la solution, le futur.

Certains affirment que, malgré tous les problèmes endurés par la faute de la gestion étatique, le peuple algérien, en cas d’agression étrangère, s’unira aux dirigeants de son État et à son armée professionnelle (comme il l’a fait durant la « décennie noire »), parce que ce peuple, malgré tous ses défauts et toutes ses régressions culturelles, demeure patriote. Personnellement, je ne dispose pas de faits concrets prouvant la validité de cette hypothèse.

Auparavant, j’ai publié une contribution concernant la distinction entre nationalisme chauvin et patriotisme anti néo-colonial (11). À ce sujet, répondons à quelques commentaires de lecteurs, parus dans la contribution précédente. Ils affirment la nature raciste, anti-algérienne et complice du peuple français avec son oligarchie. Ce fait est indéniable, jusqu’à une certaine mesure. Toutefois, cette constatation ne doit pas porter jusqu’à criminaliser ce peuple. En effet, tout peuple est soumis à un conditionnement idéologique total, systématique et sournois de la part de la caste qui le domine. Ce conditionnement a comme but de fabriquer du consentement, lequel se croit le produit de la liberté individuelle, quand il n’est que le résultat d’un lavage très subtil du cerveau. Au point que ce peuple choisit, pour le représenter au pouvoir, des personnes très particulières. Elles s’activent objectivement pour le dominer et assurer son exploitation par l’oligarchie financière-industrielle, laquelle a permis, par le financement plus ou moins occulte et l’appui des masse-media dont elle est propriétaire, l’élection « démocratique » de ses mandataires politiques.

Par conséquent, au peuple aliéné de France, le peuple algérien, qui, lui aussi, subit une domination idéologique aliénante, doit veiller sur deux aspects. D’une part, comprendre ce mécanisme de conditionnement des peuples, servant à leur insu les castes dominantes respectives. D’autre part, créer les conditions d’une coopération libre et solidaire entre les peuples, dans leurs propres intérêts respectifs.

Il en est de même, en Algérie : comprendre les aliénations réciproques et coopérer de manière libre et solidaire. D’une part, entre les composantes arabophone et amazighopone. D’autre part, entre les composantes laïque et religieuse. La première ne doit pas démoniser la religion en tant que telle, mais respecter les croyances d’autrui ; la seconde ne doit pas démoniser les non-croyants, et pratiquer sa foi de manière pacifique et respectueuse des choix spirituels différents. Une grave erreur consiste à recourir à l’amalgame ethnique (« Arabes » / « Kabyles » ou « Amazighes »), ou culturel (« laïcs » / « musulmans »). Cet amalgame sert uniquement les castes dominatrices de toutes sortes, et jamais le peuple. Le critère fondamental qui oppose tant les membres d’une même nation que les membres de nations diverses est celui-ci : dominateurs-exploiteurs / dominés-exploités. Les autres aspects et formes d’injustice n’en sont que les conséquences. Supprimez la domination-exploitation, et les autres discriminations disparaîtront. Les rares expériences où cette élimination se réalisa en sont la preuve.

Résumons.

D’une part, nier une menace étrangère néo-coloniale, pour ne considérer que les actes négatifs commis par les dirigeants de l’État (algérien, en l’occurrence), est une grave erreur. Elle tombe dans le jeu de l’oligarchie étrangère qui veut masquer son projet d’agression, en braquant l’attention uniquement sur l’État dictateur. Lequel ne l’est, notons-le, aux yeux de cette oligarchie néo-coloniale que lorsqu’il s’oppose à ses intérêts.

D’autre part, nier l’aspect anti-démocratique de l’État algérien, par nationalisme, est également une grave erreur. Car, un État qui n’a pas le consensus réel de son peuple est un État faible et illégitime, même s’il dispose d’une armée outillée et à sa disposition.

Ceci étant dit, la menace d’une agression néo-coloniale a un aspect positif : elle contraint les dirigeants de l’État (en l’occurrence algérien), s’ils ne commettent pas l’erreur de Saddam Hussein et de Mouammar Gueddafi, à ne pas compter uniquement sur l’armée (et sur un éventuel soutien militaire russe), mais à considérer également et tout autant le soutien du peuple.

Quand à la solution radicale des problèmes, tant néo-colonial que de l’État dictatorial, non seulement en Algérie mais sur la planète entière, deux choses sont à savoir. La première : le capitalisme implique par nature domination et exploitation, donc la guerre, commerciale sinon militaire. La seconde : les uniques fois où le système domination-exploitation fut éliminé au profit d’une coopération libre et solidaire, ce fut durant l’instauration de l’autogestion sociale. De ce qui paraît à la majorité une utopie totale, j’ai parlé et j’en parlerai encore.

_____

(1) Voir https://www.algeriepatriotique.com/2018/09/30/contribution-la-france-nous-prepare-une-seconde-guerre-dalgerie-i/#comments et https://www.algeriepatriotique.com/2018/10/01/contribution-la-france-nous-prepare-une-seconde-guerre-dalgerie-ii/#comments

(2) Voir, par exemple, ces sites: http://www.voltairenet.org/, http://prochetmoyen-orient.ch/, https://www.investigaction.net/fr, https://reseauinternational.net/.

(3) Voir l’exposé ainsi intitulé, page 371, in « La guerre, pourquoi ? La paix, comment ? », gratuitement déchargeable ici : https://www.editionselectronslibres-edizionielettroniliberi-maddah.com/ell-francais-sociologie-oeuvres-guerre-paix.html.

(4) Une bonne nouvelle est l’information sur la décision de l’Algérie d’importer le blé et le lait, non plus de France, mais de la Russie, en outre moins cher et de meilleure qualité. Ainsi, la dépendance de l’Algérie par rapport à la France se réduit, et donc sa capacité d’éventuelles rétorsions contre l’Algérie, d’une part ; d’autre part, la solidarité avec la Russie se renforce. Voir https://www.algeriepatriotique.com/2018/10/02/lalgerie-importera-le-ble-et-le-lait-de-russie-panique-en-france/

(5) Ici, je fournis une réponse non pas aux quelques commentateurs qui ont défendu ce parti, sans donner de preuves concrètes, mais à un lecteur qui a posé honnêtement la question sur la nature du MAK.

(6) Voir http://www.lematindalgerie.com/questions-aux-dirigeants-du-mak

(7) Voir « Ferhat Mehenni répond à Arezki Aït Larbi », in http://www.lematindalgerie.com/ferhat-mehenni-repond-arezki-ait-larbi. Curieusement, dans cette réponse, aucune allusion n’est faite à la relation de Ferhat Mehenni avec des représentants de l’oligarchie colonialiste israélienne. Or, là est le problème le plus aigu en ce qui concerne le MAK. Notons, en passant, ce commentaire, inséré dans la précédente contribution, d’un lecteur se présentant comme « Anonyme » : « Bravo au MAK pour son voyage en Israël, si j’avais les moyens j’irai à la Knesset faire un discours d’amitié et solidarité. »

(8) Voir le témoignage de Gidéon Levy, journaliste israélien, ici https://reseauinternational.net/ce-que-jai-appris-au-cours-dune-journee-passee-avec-gideon-levy-le-journaliste-le-plus-controverse-disrael/.

(9) F. Mehenni a déclaré : « Moi, en tant que Kabyle, j’en ai fini avec mon Algérien. Je suis Kabyle et rien ni personne d’autre. » In http://www.lematindalgerie.com/ferhat-mehenni-repond-arezki-ait-larbi. Il semble, néanmoins, qu’il se conçoit comme un Kabyle dominateur sur le peuple de Kabylie, car, dans la même réponse, il affirme : « pas d’indépendance sans autorité », bien entendu, la sienne. La preuve ?… Il cite Hobbes et Rousseau, les théoriciens de l’État autoritaire, dont Robespierre et tous les autres dictateurs furent les admirateurs et incarnations, avec les fleuves de sang qu’ils ont fait coulé, contre les personnes qui contestaient leur dictature. Ces personnes n’étaient pas, notons-le, des « contre-révolutionnaires » ou « anti-patriotes », mais tout le contraire : la majorité des victimes étaient des citoyens et citoyennes qui voulaient que le pouvoir soit réellement géré par le peuple, et non par une caste privilégiée, dirigée par un auto-proclamé « chef infaillible », et donc non critiquable. Dans la même réponse, Mehenni s’auto-définit ainsi : « le «troubadour» flamboyant qui a servi, plus que tout autre, la cause de la liberté, est aujourd’hui le président de l’Anavad ». Avez-vous noté l’expression « plus que tout autre » ? N’est-ce pas là un Messali Hadj « zaïm », nouvelle version ?… Et qu’il ne vienne pas objecter que cette critique sert le pouvoir autoritaire algérien, car ma conception autogestionnaire, matérialisée dans mes écrits et mon parcours existentiel, est contraire à l’idée même de caste dominante, qu’elle soit kabyle, algérienne ou toute autre.

(10) Le recueil est gratuitement télé-déchargeable ici : https://www.editionselectronslibres-edizionielettroniliberi-maddah.com/ell-francais-sociologie-oeuvres_ideologie_harkie.html

(11)Voir https://www.algeriepatriotique.com/2018/08/04/nationalisme-et-patriotisme/

Publié sur  Algérie Patriotique en deux parties, le 10 et le 12 octobre 2018.  Sur le journal, à son initiative, furent portées quelques modifications par rapport au texte qui figure ici.
 

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Rédigé par Kadour Naimi

Publié dans #PEUPLE-DEMOCRATIE

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Publié le 28 Octobre 2018

Pour en finir avec les harkis de la France coloniale

La sagesse populaire française affirme : « Avant de demander à quelqu’un d’autre de balayer le seuil de sa porte, il faut d’abord commencer par balayer celui de sa propre maison ».

Voici comment ce dicton s’applique à vous, Président actuel de la France, en ce qui concerne les harkis d’origine algérienne.

Avant de demander à l’État, représentant du peuple algérien, de reconnaître et de réhabiliter les harkis de la guerre de libération nationale, il faudrait, auparavant, que vous donniez l’exemple. C’est-à-dire reconnaître et réhabiliter tous les Français qui, durant la domination nazie sur le peuple de France, ont collaboré avec l’occupant pour pourchasser, emprisonner, torturer et assassiner les combattants du peuple de France contre l’envahisseur nazi. Vous devriez donc reconnaître et réhabiliter le maréchal Pétain, son premier ministre Laval, leurs militaires, milice, gendarmes, policiers, tortionnaires, ainsi que les écrivains tels Robert Brasillach et Ferdinand Céline, qui justifiaient les crimes nazis, etc., etc.

Alors, et seulement alors, Président de la France, vous pourriez évoquer la reconnaissance et la réhabilitation, de la part de l’État et du peuple algérien, des harkis d’origine algérienne qui furent les auxiliaires de l’occupation coloniale de l’Algérie par l’oligarchie que vous représentez.

Encore que la comparaison n’est pas admissible. Osons un calcul horrible, mais nécessaire pour montrer à quel point vous êtes dans l’erreur, pour ne pas dire dans l’habituelle manipulation politicienne. Peut-on comparer les crimes contre l’humanité de l’occupant nazi en France, avec les crimes contre l’humanité de l’occupant colonial français en Algérie ?… Dès lors, peut-on comparer les harkis de la France avec les harkis de l’Algérie ?

Ajoutons une précision sémantique. Le harki, tel qu’on l’entend en Algérie, est une personne qui a trahi un noble idéal pour servir une conception criminelle. Le noble idéal, c’est l’égalité, la liberté et la solidarité humaines ; la conception criminelle, c’est la discrimination, la servitude et l’égoïsme. Dès lors, Maurice Audin, pour se limiter à cet exemple, n’est pas, comme certains l’ont étiqueté en France, un « harki » de la France, car il n’a jamais servi la conception criminelle (colonialiste), mais, au contraire, le noble idéal (de l’indépendance d’un peuple vis-à-vis de ce même colonialisme). Il s’ensuit que si vous, Président de la France, croyiez qu’en reconnaissant et réhabilitant Maurice Audin, les Algériens reconnaîtraient et réhabiliteraient les harkis d’origine algérienne, il faut alors vous rappeler la définition exacte du terme harki.

Dès lors, Président de la France, veuillez balayer le seuil de votre porte, de votre histoire ! Alors, seulement, vous pouvez vous adresser aux Algériens en ce qui concerne leurs harkis. Quant au peuple de France, il a déjà dénoncé ce curé qui eut l’imposture de déclarer : « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais ! » Et Molière a déjà décrit ce qu’est un Tartuffe ! Et quant à l’État et au peuple algérien, il n’ont pas régressé au point de renier l’idéal pour lequel furent assassinés, par des harkis, les combattants pour la libération nationale de l’Algérie, et des civils, accusés de les soutenir.

Si donc, Président de la France, vous voulez la reconnaissance et la réhabilitation des harkis, veuillez d’abord aller dans les cimetières de France, où sont ensevelis les victimes des harkis français au service du nazisme, puis aller aux cimetières d’Algérie, où gisent les victimes des harkis algériens, auxiliaires du colonialisme ; puis à ces martyrs des peuples de France et d’Algérie, demandez-leur la reconnaissance et la réhabilitation des respectifs harkis de France et d’Algérie.

Quant à vous, harkis d’Algérie, si vous désirez réellement non pas la reconnaissance et la réhabilitation, mais, au moins, la considération du peuple algérien (et du peuple français), commencez par refuser, comme infamantes, les médailles que vos maîtres colonialistes vous concèdent (d’ailleurs, au compte-gouttes et bien tard), ensuite renoncez à vos indignes demandes de dédommagements pour « services » (criminels) rendus comme auxiliaires du colonialisme, enfin demandez pardon aux membres encore vivants des familles algériennes dont un parent fut torturé puis assassiné par vous.

Et n’ayez pas l’inconséquence de reprocher aux Algériens qui vous ont maltraités d’avoir employé contre vous la méthode qu’auparavant vous avez commencé, vous, par utiliser contre eux.

Et, encore, dénoncez ce Président de la France qui veut vous utiliser encore comme harkis nouvelle version, c’est-à-dire comme « cinquième colonne », dans sa politique néo-coloniale au détriment de l’Algérie. Car, les preuves sont là, l’oligarchie française n’a pas renoncé à sa rapacité concernant les ressources naturelles de l’Algérie. Pourquoi y renoncerait-elle quand ses services secrets et son armée ont agressé des pays plus lointains, où leur domination coloniale fut moins présente : la Libye et la Syrie ?

Non, monsieur le Président de la France ! Les jeunes algériens (ni les jeunes français) ne doivent pas oublier le passé colonial de l’oligarchie dont vous êtes l’ultime et actuel représentant. Car, pour ces jeunes, le passé est le meilleur enseignant pour comprendre leur présent et leur futur. Sa leçon est la suivante : pour vivre en coopération authentique, autrement dit libre et solidaire, les peuples d’Algérie et de France doivent se manifester un respect réciproque. Cela commence par la reconnaissance officielle et publique du premier qui a commencé par commettre un crime contre l’humanité : ce fut l’armée coloniale de l’oligarchie française en 1830, crime poursuivi jusqu’en 1962, et éliminé uniquement par sept années de guerre de libération nationale algérienne, qui a coûté au peuple algérien ce que celui-ci et les Français honnêtes, autrement dit anti-colonialistes, savent. Et que l’on cesse d’évoquer les « fellaghas égorgeurs » et « lanceurs de bombes ». Déjà, Larbi Ben Mhidi avait répondu : « Donnez-nous vos avions et vos chars, et nous vous donnerons nos couteaux et nos bombes artisanales ». Il aurait pu ajouter : « Que vos colons et votre armée foutent le camp de notre patrie, et vous ne craindrez plus rien de notre part ! » Il aurait encore pu dire : « En Algérie, nous nous comportons envers vous exactement comme les patriotes français se sont comportés envers les envahisseurs nazis ».

Pour finir, monsieur le Président de la France, ce n’est pas parce que dans votre pays, depuis la fin de la présidence du Général De Gaulle, les harkis français, - dans tous les domaines de la vie sociale, et d’abord celle politique -, servent actuellement les intérêts de l’empire financier-industriel états-unien, en y trouvant leur bénéfice de satellite inféodé, au détriment du peuple français, ce n’est donc pas pour ce fait vulgairement opportuniste que vous pouvez vous bercer de l’illusion de créer le même harkisme parmi les Algériens, au détriment de leur peuple.

Faut-il préciser, en conclusion, que ces propos ne sont dictés par aucun stérile ressentiment, mais uniquement par la logique de la raison et l’éthique de la justice ? Sinon, reconnaître et réhabiliter les harkis d’Algérie serait légitimer tous les harkis passés, présents et futurs au service de la domination de n’importe quel peuple de cette planète. Quelle personne dotée de saine raison et de juste éthique accepterait une telle légitimation de crimes contre l’humanité, à moins de représenter ou d’être au service d’une oligarchie, laquelle ne peut exister que par un crime perpétuel contre l’espèce humaine, crime lui niant son droit à une vie égalitaire, libre et solidaire ?

Publié sur Algérie Patriotique, le 25 septembre 2018.

 

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Rédigé par Kadour Naimi

Publié dans #PEUPLE-DEMOCRATIE

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Publié le 20 Octobre 2018

Poèsie : Cinq doigts de la main arrachés

 

Une réaction à vif immédiatement après avoir connu l'information concernant les "suicides" de personnes emprisonnées.

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Rédigé par Kadour Naimi

Publié dans #POESIE

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Publié le 20 Octobre 2018

Mots d'Amour

 

De la Préface de Dacia Maraini :
"Dans les poésies de Kadour Naimi se concentre, en somme, tout un univers d'émotions et désirs qui appartiennent certainement à la tradition lyrique d'argument amoureux, mais qui prennent dans le croisement de deux cultures, celle européenne et celle de matrice arabe, une nouvelle et intense saveur littéraire. Il ne s'agit donc ni de vers de circonstance ni de la froide répétition de clichés sentimentaux, mais de la narration d'un amour toujours et de toute manière indispensable pour donner un sens à l'existence."
 
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Une version italienne est publiée.

 

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Rédigé par Kadour Naimi

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Publié le 20 Octobre 2018

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      Rédigé par Kadour Naimi

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