Publié le 30 Octobre 2018
C’est le commentaire d’un lecteur concernant une contribution à peine publiée (1). Comme quoi, il ne faut pas être « expert » en géo-stratégie pour comprendre la réalité : il suffit de raisonner de manière logique, sans préjugés, en ayant en vue les seuls intérêts du peuple.
Des faits concrets à méditer
Proposons donc aux lecteurs-trices les faits suivants, les invitant à réfléchir de manière personnelle.
1. Une contribution, intitulée « Les harkis et l’Algérie : aucune conciliation envisageable ? » (2), est parue un jour après celle titrée « Pour en finir avec les harkis de la France coloniale ». Coïncidence ?… Dans le texte parlant de « conciliation », il semble que l’auteure n’a pas lu la seconde contribution, ou l’a estimée sans intérêt. Pourtant, cette dernière envisageait non pas une « conciliation », mais une considération concernant les harkis : qu’ils reconnaissant publiquement leurs crimes et s’en repentent auprès des familles de leurs victimes. Or, voilà que l’auteure parlant de « conciliation » présente aux lecteurs les mêmes « arguments » déjà répétés par d’autres, désormais éculés : en substance, les harkis auraient été en majorité uniquement de pauvres bougres, économiquement démunis et culturellement dépourvus, trompés ou contraints par les autorités coloniales à devenir les bourreaux de leur peuple. Soit !… Il reste, alors, à répondre à deux questions. La première : si c’était ainsi, qu’attendent encore ces harkis pour le déclarer publiquement, et, encore une fois, exprimer un sincère repentir ? Seconde question : comment expliquer que d’autres « pauvres bougres », se trouvant dans les mêmes conditions économiques et culturelles, ont, eux, opté pour le contraire : combattre avec leur peuple, au risque de la torture et de l’assassinat par l’armée coloniale ?
2. Le problème des harkis a connu ultérieurement une mise en avant médiatique de la part, soulignons-le, des autorités françaises actuelles, sinon des organes de (dés)information de masse que les membres de l’oligarchie contrôlent. Pourtant l’État algérien, à ma connaissance, avait clairement déclaré, depuis longtemps, que la question des harkis n’était qu’un problème franco-français.
3. J’ai lu, sans malheureusement prendre note du lien de l’information de presse, que parmi les terroristes djihadistes, se trouvaient un nombre consistant d’… enfants de harkis. Or, seuls les ignorants et les naïfs ignorent que les djihadistes sont la créature directe des services secrets britannique (M16) et états-uniens (CIA). Version néo-coloniale du harkisme de la période coloniale française en Algérie. Écartons un éventuel malentendu. Cette observation ne vise à culpabiliser en aucune manière les enfants de harkis, mais simplement à fournir un fait objectif sur lequel méditer et chercher quelle conclusion logique en tirer.
4. Quelques rappels historiques. Au Liban, en Irak, en Yougoslavie, en Albanie, en Syrie, les troubles sociaux ont toujours commencé par l’apparition de clivages d’ordre religieux (Chrétiens contre Musulmans, Sunnites contre Chiites, Serbes chrétiens contre Croates musulmans) ou ethniques (Druzes contre Arabes, Arabes contre Kurdes, Serbes contre Croates, etc.) Là, aussi, seuls les ignorants et les naïfs ignorent que les minorités ethniques ou religieuses étaient manipulées, toutes, sans exception par les mêmes M16 ou/et CIA.
5. Algérie, domaine religieux. Tout le monde constate l’action de la minorité de salafistes contre la majorité des Algériens, jugés par les premiers comme « mécréants ». Or, ces salafistes sont formés et financés par l’oligarchie saoudienne ou/et quatarie. Et celles-ci sont l’organisation étatique harkie de l’oligarchie états-unienne, puis devenues les « amies » de l’oligarchie sioniste israélienne.
6. Encore Algérie, cette fois-ci dans le domaine ethnique. En Kabylie sont nées et se manifestent des expressions de sympathie et de soutien pour le... sionisme, accompagné de mépris pour les Palestiniens, accusés d’ « Arabes bédouins », en rappelant avec insistance qu’un mufti palestinien des années 1940 fut un sympathisant nazi. Ajoutons que le leader d’un petit parti de Kabylie, le MAK, s’est rendu en Israël, non pas pour rendre visite aux Palestiniens, mais aux représentants de l’État colonial sioniste.
7. Autre rappel historique. Suite aux accords de « paix » entre les États israélien et égyptien, s’était constitué ce qu’on appela le « front du refus » contre cette abdication au détriment de la lutte de libération nationale du peuple palestinien. Faisaient partie de ce front l’Irak, la Libye, la Syrie et l’Algérie… Que s’est-il passé ensuite ?… Les deux premiers États ont été éliminés, leurs chefs assassinés, leur pays occupé, leurs ressources naturelles accaparées. Par qui ?… Par les oligarchies gérant les nations suivantes : États-Unis, Angleterre, France. Autrement dit, une oligarchie impérialiste et deux oligarchies ex-coloniales, à prétention néo-coloniale. Conclusion : du front du refus le troisième pays, la Syrie, à la surprise des trois oligarchies mentionnées, résiste, avec l’aide, certes, de la Russie, de l’Iran et du Hezbollah libanais. Et reste le quatrième et dernier pays qui n’a pas encore été ouvertement agressé par les trois oligarchies évoquées : l’Algérie, ya khouya !
8. Autre rappel historique. Durant la « décennie sanglante », l’armée algérienne avait demandé le concours des services satellitaires des États-Unis pour contrôler les mouvements des groupes terroristes algériens. No ! fut la réponse du gouvernement des États-Unis. Quant au gouvernement britannique, il constituait la base de propagande, de préparation et de repli pour les terroristes algériens. Et le gouvernement français ne brilla pas par une collaboration avec l’effort de guerre algérien contre le terrorisme intérieur.
9. Le gouvernement des États-Unis, après le refus de collaboration signalé ci-dessus, dernièrement demanda à l’État algérien, sous prétexte de lutter contre le… terrorisme, de l’autoriser à établir une base militaire et de surveillance à Tamanrasset. Les responsables étatiques algériens refusèrent. La base états-unienne fut construite dans le nord du Niger, à environ trois cents kilomètres de la frontière algérienne méridionale. Et la surface couverte par le dispositif de surveillance états-unien englobe une partie consistante du sud algérien.
10. Les autorités françaises ont tout fait pour impliquer l’armée algérienne dans son action au sud du Sahara, sous prétexte, là encore, de combattre le « terrorisme ». Cependant, les responsables algériens ne sont pas tombés dans le piège de consentir à l’armée algérienne de jouer les supplétifs (harka) de l’armée française d’occupation.
11. Le mouvement migratoire provenant d’Afrique sub-saharienne va en masse en Algérie, mais, relativement, très peu au Maroc et en Tunisie. Pure coïncidence ?
Des questions et des faits
À présent, quelques questions que soulèvent certains faits.
1. Les autorités françaises déclarent lutter contre le terrorisme au sud de l’Algérie. Comment, dès lors, expliquer leur soutien matériel et militaire direct aux terroristes présents en Syrie, présentés par la propagande de l’oligarchie française en « rebelles contre le régime dictatorial de Bachar Al Assad » ? (3)… Devant la victoire de l’armée syrienne contre ces terroristes, comment expliquer les ultimes agressions d’avions et de navires militaires français contre des objectifs syriens ?
2. Les autorités états-uniennes déclarent lutter contre le terrorisme partout dans le monde. Or, seuls les naïfs et les ignorants ne savent pas que les vrais maîtres, formateurs, organisateurs et soutiens des terroristes se réclamant de l’Islam sont la CIA et l’armée états-unienne. Dès lors, peut-on croire que la base militaire états-unienne nigérienne, au sud de l’Algérie, sert réellement à lutter contre le terrorisme ?
3. Certains évoquent la réouverture de la frontière avec le Maroc, en prétexant des motifs de profitable commerce et d’ « humanitaire » conjonction de familles. Ne serait-ce pas, en réalité, pour déverser sur le peuple algérien des tonnes de cocaïne ?… Rappel historique : les autorités coloniales anglaises avaient établi le criminel commerce de l’opium, avec lequel elles avaient neutralisé une partie consistante du peuple chinois.
4. Chaque jour, les journaux algériens relatent les traitements que des représentants de l’autorité française font subir à des citoyens algériens, tant au service des visas d’Alger, qu’en France. Et le regretté Rachid Taha a laissé un testament où il décrit comment les moyens de (dés)information, gérés par l’oligarchie française, présente tout ce qui est « arabe », autrement dit algérien (4).
Nous voici revenu au premier point exposé dans ce texte : les harkis de la France colonial.
Nous avons déjà signalé le langage employé par les personnes qui veulent leur reconnaissance et leur réhabilitation, telle la contribution parlant de « conciliation ». Lisez avec attention le texte. N’est-ce pas le vocabulaire habituel « humanitaire » de la propagande états-unienne, française et anglaise ?… À l’auteure du tette sur la « conciliation », disons ce qu’affirme un principe universel de justice, depuis que l’espèce humaine raisonne. Un criminel reste un criminel ; tout au plus, s’il reconnaît publiquement son méfait, il peut être l’objet d’une certaine considération. Mais s’il garde le silence sur son acte, alors, il aggrave son crime par son mutisme. Dès lors, madame l’auteure du texte sur la « conciliation », si vous n’aviez pas ignoré le texte qui a précédé le vôtre, vous auriez pu, peut-être, écrire une contribution plus intéressante. Votre plaidoyer aurait été plus à tenir en considération si vous aviez appelé les harkis, que vous défendez, à commencer par reconnaître publiquement leurs méfaits, à demander pardon aux familles de leurs victimes. Mais votre texte laisse croire que ces dernières font partie de « dommages collatéraux » (pour parler le langage des néo-colonialistes) dont il n’y a pas à tenir compte.
Et voici la « mère » des questions, pour employer une fameuse expression. En Algérie, après l’apparition de la minorité religieuse salafiste, puis de la minorité de Kabyles pro-sionistes, est-ce que ces harkis que certains veulent faire revenir en Algérie ne seraient pas, en réalité, une troisième colonne, encore une fois au service du néo-colonialisme français ?… La contribution précédente s’intitulait « Pour en finir » avec les harkis ; celle-ci pourrait avoir comme titre : « Pour recommencer » avec les harkis. Dans un commentaire de la contribution précédente, un lecteur nommé « Dupard » me sollicite pour fournir des preuves de dirigeants français demandant à l’État algérien la reconnaissance et la réhabilitation des harkis. Les actes de ces dirigeants français parlent mieux que leurs paroles : à savoir leur insistance à remettre sur le tapis des discussions, avec les responsables de l’État algérien, l’éventuel retour en Algérie des harkis, et même, de recouvrir certains de « leurs » biens. N’est-on pas dans le cas formulé par le dicton populaire français : vouloir le beurre, l’argent du beurre et même plus encore de la fermière ? Et les dirigeants français prennent-ils ceux de l'Algérie pour de vulgaires Mobutu ?
La « démocratie » de la rapine guerrière
Retournons au titre de cette contribution : « La France nous prépare une deuxième guerre d’Algérie ou quoi ? » Répondons à cette question par d’autres. 1) Une oligarchie, en l’occurrence française, telle qu’elle existe depuis toujours, peut-elle se résoudre d’avoir « perdu » l’Algérie et ses richesses, et donc devenir une puissance économique tout-à-fait secondaire, perdant ainsi sa « Grandeur » oligarchique ? 2) Si tel était le cas, pourquoi son armée a agressé la Libye, puis, à présent, agresse la Syrie ?… Rappel : ce dernier pays faisait partie de son « empire » colonial, sous forme de « protectorat ».
Autre fait. Il est toujours utile de connaître le parcours professionnel et politique d’un Président d’une nation. Veuillez prendre connaissance de celui, convenablement documenté, du président actuel de la France, Emmanuel Macron (5). C’est un « pur » jus de l’oligarchie financière française, et, pour corser le « jus », il est en liaison de dépendance avec l’oligarchie états-unienne. Nous sommes aux antipodes des présidents De Gaulle ou Jacques Chirac. Après avoir pris connaissance, donc, du profil politique d’Emmanuel Macron, pourrait-on se permettre de croire qu’il ne veut que du bien au peuple algérien, qu’il désire sincèrement l’aider à se développer éconmiquement, à se doter de son indépendance économique après celle politique ?… Est-ce ainsi que ce président « aide » le peuple syrien, avec les missiles de son armée et les forces spéciales sur le terrain, notamment auprès d’une partie des Kurdes ?
Oui, on connaît désormais le moyen propagandiste des oligarchies néo-coloniales française, anglaise et états-unienne : leurs actions militaires ne consistent qu’à rendre la « démocratie » aux peuples. Rappelons-nous le meilleur exemple de ce comportement. Voici le message du Président Bush au peuple irakien, concernant l’opération « Iraqi Freedom » (Liberté pour les Irakiens), 10 avril 2003 :
« Les objectifs de notre coalition sont clairs et limités. Nous mettrons fin au brutal régime, dont les agressions et armes de destruction massive sont l'unique menace pour le monde. Les forces de la Coalition aideront à maintenir la loi et l'ordre, de manière à ce que les Irakiens puissent vivre en sécurité. Nous respecterons vos grandes traditions religieuses, dont les principes d'égalité et de compassion sont essentiels au futur de l'Irak. (...)
« Les États-Unis et la coalition de partenaires respectent le peuple de l'Irak. Nous prenons des mesures pour épargner les vies des citoyens irakiens innocents, et nous commençons à fournir de la nourriture, de l'eau et des médicaments à qui en a besoin. Notre seul ennemi est le brutal régime de Saddam – et ce régime est aussi votre ennemi 1. » (6)
Certes, et beaucoup de fois hélas ! les dirigeants de l’Algérie ne se distinguent pas par le respect suffisant des droits démocratiques des citoyens. Mais ce fait n’autorise ni ne justifie des dirigeants néo-colonialistes étrangers à jouer cette carte de la démocratie, comme ils l’ont toujours fait, partout, pour tromper les peuples, tant celui du pays agresseur que de celui agressé. Non et un million de fois non, mesdames-messieurs de l’oligarchie, ainsi que vous tous et toutes qui tenaient leur langage, masqué d’ « humanitarisme » de circonstance ! Vous n’avez aucun droit de vous immiscer dans les affaires internes des peuples. Ajoutons ce fait aggravant : chaque fois que vous l’avez fait, toujours et partout, ce fut pour le malheur de ces peuples et pour le bonheur de vos actionnaires. Encore aujourd’hui, nous le constatons : en Afghanistan, en Palestine, en Ukraine, en Syrie.
Deux erreurs à éviter
Revenons à la France. Deux erreurs sont asolument à éviter.
La première : confondre le peuple de France avec l’oligarchie qui le domine, moyennant un conditionnement mass-médiatique, géré par des membres de cette même oligarchie, où la « démocratie » consiste à choisir toutes les quatre ou cinq années entre des politiciens « socialistes » et des « libéraux », tous les deux étant, de manière identique, les harkis de la caste financière de France.
Pour éviter de tomber dans cette erreur, rappelons des faits historiques.
Les mêmes généraux ont réprimé les révoltes populaires en France et en Algérie colonisée. Deux exemples significatifs. Dans les années 1840, Cavaignac employa l’armée contre les révoltés algériens résistants à l’occupation coloniale, puis il fit donner la soldatesque contre les ouvriers parisiens en révolte. Dans les années 1950, Massu commanda l’armada colonialiste contre la lutte armée algérienne pour l’indépendance, puis, en 1968, il servit de recours au président De Gaulle qui abandonna l’Élisée, suite au plus grand mouvement de révolte sociale connue en France depuis la Commune de Paris de 1871.
C’est dire qu’il faut veiller absolument à ce que les peuples ne soient pas opposés, pour faire le jeu des oligarchies qui les dominent. Au contraire, il faut tout accomplir afin que les peuples (autrement dit, les dominés-exploités de toute nation) demeurent solidaires entre eux. Par conséquent, ce n’est la « France » qui veut une deuxième guerre en Algérie, mais l’oligarchie qui la domine.
Seconde erreur à éviter. Ne pas tomber dans le piège, mis en évidence lors du soit disant « printemps arabe » : que les légitimes revendications démocratiques en Algérie ne soient pas chevauchées, conditionnées, manipulées clandestinement par des services secrets néo-coloniaux, en premier lieu français, ni par leurs harkis indigènes, déclarés ou masqués. À ce sujet, notamment, apprendre à lire convenablement les contenus des réseaux sociaux, en les confrontant à des sources fiables de contre-information, disponibles sur internet. Les trouver demande du temps et des efforts. Sans oublier cette règle fondamentale : que l’esprit, la logique et la raison commandent aux émotions. Ces dernières sont le point faible des peuples, notamment les jeunes.
Deuxième guerre ?
Pourquoi cette deuxième guerre contre l’Algérie, demanderait-on ? Pour au moins deux motifs.
L’un est vulgairement matériel : remettre la main sur les ressources naturelles de l’Algérie, notamment le pétrole et le gaz, éléments stratégiques de base de toute domination, et, accessoirement, reprendre à faire « suer le burnous » des « indigènes ».
L’autre motif est psychique : prendre la revanche sur la défaite subite, qui a obligé à reconnaître l’indépendance de l’Algérie. Et, cela, Pour l’ « Honneur » et pour retrouver la « Grandeur » de la « France » (entendons : des membres de son oligarchie).
Ces deux motifs expliquent l’agression militaire française actuel en Syrie. Avec l’espoir d’en faire une étape pour une rebelote avec la « chère » et tellement regrettée ex « province française » d’Algérie. Car les membres de l’oligarchie française sont incapables, par nature de leur cerveau (et quelque soit son maquillage en instruction universitaire), d’accepter que de vulgaires « fellaghas », « bédouins », « arabes », « berbères », « analphabètes », « bougnouls », « bicots », « sauvages », « barbares » aient pu les chasser de leur « magnifique territoire » d’outre-Méditerranée.
Une dernière note très personnelle. Elle peut paraître banale, mais seulement à la personne qui ignorre les mystères de fonctionnement de la psyché humaine. Je me suis trouvé dernièrement à parcourir l’Algérie du nord au sud et de l’est en ouest. Une pensée soudaine a surgi dans ma tête : « Malgré tout ce qui tend à l’enlaidir, qu’il est beau, ce pays ! Avec ses montagnes, ses hauts plateaux, ses plaines, ses bords de mer, son désert ! Et son ciel bleu ! Et son soleil !… Je comprends mieux pourquoi ces êtres humains, des Français, avaient colonisé ce territoire et se sont acharnés, jusqu’aux crimes contre l’humanité, pour ne pas quitter ce morceau de paradis terrestre. »
En conclusion, oui et hélas !… Au vu des faits objectifs caractérisant le comportement des membres de l’oligarchie française, représentée par son Président, et sachant quelle est la nature psychique de toute oligarchie, notamment ex-coloniale, en particulier sa rapacité financière et la démesure de son égo dominateur, oui, ces membres d’oligarchie sont psychopathes. Pour eux, la fin justifie tous les moyens. Par conséquent, après la Libye et la Syrie, « La France [oligarchique] prépare une deuxième guerre d’Algérie ». Que personne se se laisse embobiner par les sourires du « jeune président de la France » et par les belles paroles de ses représentants diplomatiques envers les Algériens. Souvenez-vous ! Les mêmes comportements furent paradés par les représentants états-uniens avec Saddam Hussein, et français avec Mouammar Al Gueddafi. Aussi, il faut veiller à se demander si cette histoire de « conciliation » avec les harkis, présentée de manière « humanitaire », ne constitue pas, en réalité, un élément du plan machiavélique néo-colonial. Surtout quand le président français accorde la « Légion d’Honneur » à des ex-harkis. Accepterait-il que la chancellière Merkel accorde l’ « Ordre du Mérite » à des ex-collaborateurs français du régime nazi ?
Alors, préparation ou pas d’une deuxième guerre contre l’Algérie, de la part de l’oligarchie française ?… Que l’on fournisse des faits concrets qui invalident raisonnablement cette hypothèse. Nous serions beaucoup à en être heureux, pour les peuples des deux cotés de la Méditerranée.
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(1) « Pour en finir avec les harkis de la France coloniale », https://www.algeriepatriotique.com/2018/09/25/contribution-pour-en-finir-avec-les-harkis-de-la-france-coloniale/
(3) Laurent Fabius, alors ministre « socialiste », eut l’outrecuidance de déclarer : « Al Nostra [branche d’Al quaïda] fait du bon boulot en Syrie ».
(5) « Comment faire du neuf avec du vieux : De la Fondation Saint-Simon à Emmanuel Macron”,
par Thierry Meyssan, http://www.voltairenet.org/article196012.html
(6) Voir mon essai « La guerre, pourquoi ? La paix, comment ?... », le point « Shock and awe » (Frappe et terrorise) », p. 371. Gratuitement télé-déchareable ici : https://www.editionselectronslibres-edizionielettroniliberi-maddah.com/ell-francais-sociologie-oeuvres-guerre-paix.html. Que l’on me permette de recommander cet essai à toute personne qui désire réellement comprendre les motifs de la guerre, d’une manière générale, et comment obtenir une authentique paix. Certes, le contenu est volumineux, mais les problèmes évoqués le nécessitent, pour éviter les habituelles superficialités énoncées sur ces thèmes.
Publié sur Algérie Patriotique, en deux parties, le 30 septembre et le 01 octobre 2018.
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